Radiologie
interventionnelle

Médecins Radiologue

  • Dr CAILLIEZ Helene
  • Dr HIGUE David
  • Dr LAGOARDE-SEGOT Laurent
  • Dr MARTINEAU Frederic - Chef de pôle imagerie
  • Dr VEUNAC Louis
  • Dr ZUAZO Inaki

COORDONNÉES DU SERVICE

Qu’est ce que la radiologie interventionnelle ?

La radiologie interventionnelle est une  spécialité qui regroupe de multiples actes thérapeutiques dans de multiples pathologies. Le point commun de tous ces traitements dit mini-invasifs, effectués par des médecins radiologues,  est qu’il se fait sous guidage de l’imagerie, que ce soit par guidage scanner, rayon X, échographie,…

Ces traitements sont dits mini-invasif car ils ne nécessitent pas d’abord chirurgical, mais un abord percutané (à travers la peau) ou en passant par l’intérieur des vaisseaux, permettant de délivrer un traitement ciblé, avec une efficacité optimale, et une hospitalisation réduite.

Il s’agit donc d’interventions à but thérapeutique ; elles se déroulent dans un bloc de radiologie interventionnelle en milieu stérile, situé au sein du bloc opératoire de l’hôpital.

Les interventions peuvent être réalisées selon les cas avec ou sans anesthésie générale, en ambulatoire ou au cours d’hospitalisations.

Quels traitements vous propose la radiologie interventionnelle au CHCB?

Radiologie interventionnelle et cancer

La radiologie interventionnelle peut proposer des traitements dans de multiples pathologies cancéreuses, et en particulier dans les cancers du foie, du poumon, des reins.

L’ablation thermique :

Il s’agit d’aller détruire une tumeur, en plaçant dans la tumeur une sonde qui va délivrer du froid (cryothérapie) ou de la chaleur (radiofréquence).

Cette sonde est placée à l’endroit voulu sous guidage du scanner et/ou de l’échographie.

C’est une alternative aux autres traitements (chirurgie, radiothérapie) et la décision d’un tel traitement se fait pendant les Réunions de Concertation Multidisciplinaire (RCP).

Cancer et ablation thermique
La chimio-embolisation hépatique :

Il s’agit d’aller délivrer dans une tumeur du foie un médicament spécifique en passant par l’intérieur des artères avec un petit cathéter.

Chimio-embolisation hépatique

La radiologie interventionnelle à un rôle important dans les chimiothérapies puisque elle permet de mettre en place le boitier (chambre implantable) ou d’autres dispositifs qui vont permettre de réaliser les chimiothérapies intraveineuses

Cathéter veineux central

De quoi s’agit-il ?

Les cathéters centraux sont conçus pour les patients ayant besoin d’un abord veineux sur une longue période.

L’intervention a pour but de mettre en place un cathéter veineux relié à une veine centrale, permettant au médecin d’administrer de la chimiothérapie ou un soutien nutritionnel dans une grosse veine (veine cave supérieure) avant que celle-ci rejoigne le cœur.

Le cathéter tunnélisé, la chambre implantable (ou Port-A-Cath), le PiccLine, sont des cathéters veineux centraux.

Le cathéter tunnélisé est un cathéter central extériorisé à la peau par une petite incision généralement située sous la clavicule. Ce dispositif est mis en place sous anesthésie locale, et permet de perfuser le traitement directement au niveau de l’extrémité externe du cathéter.

La chambre implantable ou Port-a-Cath (PAC) est constituée d’un réservoir inséré sous la peau relié à un cathéter dont l’extrémité se situe au niveau d’une grosse veine proche du cœur. Le réservoir si situe sous la clavicule. Le traitement est administré en piquant dans la chambre avec une aiguille spéciale. Ce geste est également réalisé sous anesthésie locale.

Le PiccLine est un cathéter central inséré par une veine périphérique du bras. Il est mis avec une anesthésie locale, et permet d’effectuer des prélèvements sanguins et des traitements au long cours pour une durée qui peut aller jusqu’à 6 mois (par exemple les traitements antibiotiques au long cours) .

Le choix du cathéter est fait par votre médecin référent et dépend de l’utilisation qu’il veut en faire.

Ces différents cathéters sont mis sous anesthésie  locale et peuvent être posés en ambulatoire.

Avantages et inconvénients de chaque cathéter :

 

Cathéter tunnélisé / PiccLine

PAC

Restriction d’activité

Douches, natation

Aucune

Prises de sang

Faciles

Moins fiables

Accès

Externe

Aiguille spéciale

Complications

Possibles

Rares

Retrait

Aisé en ambulatoire

Petite intervention

De nombreux diagnostics sont également effectués par biopsie d’organes profond en radiologie interventionnelle, toujours sous contrôle de l’imagerie ce qui permet des biopsies très précises.

Radiologie interventionnelle et maladie vasculaire

Traitement de l’artériopathie par angioplastie: il s’agit d’aller déboucher une artère, le plus souvent au niveau d’une jambe, grâce à des ballons et des stents qui sont introduits par le pli de l’aine.

Artériopahie et angioplastie, stent

Qu’est ce que l’artériopathie ?

L’artériopathie est une maladie des artères en rapport avec le dépôt sur la paroi d’athérome, qui aboutit au rétrécissement ou à l’occlusion de cette artère.

Les facteurs de risques principaux de l’athérome sont le tabac, l’hypertension artérielle, le cholestérol, le diabète, le surpoids, et l’hérédité.

Les symptômes en rapport avec l’artériopathie des membres inferieurs sont principalement des douleurs à la marche, mais peuvent évoluer et être plus sévères.

Le diagnostic précis est porté grâce des examens de radiologie (écho doppler, angio-scanner ou angio-IRM).

Qu’est ce que l’angioplastie ?

L’angioplastie consiste à recalibrer l’artère obstruée en passant un petit ballon, le plus souvent par l’artère fémorale, pour dilater la zone rétrécie. On peut selon les cas y adjoindre un stent.

Cette intervention peut être réalisée sans anesthésie générale la plupart du temps. Elle nécessite une courte hospitalisation voire peut se faire en ambulatoire dans certains cas.

Et après ?

Le traitement par angioplastie et/ou stent ne concerne qu’une artère malade.

Il faudra surveiller régulièrement cette zone traitée, mais également les autres artères qui peuvent également être atteintes, et surtout traiter les facteurs de risques de l’athérome.

Vous aurez également un traitement médical afin de réduire le  risque de récidive.

Traitement des anévrysmes

Il s’agit de traiter une dilatation anormale d’une artère en passant par l’intérieur du vaisseau.

Le plus fréquent est l’anévrysme de l’aorte, qui se traite le plus souvent maintenant par l’implantation d’une endoprothèse passée par l’intérieur de l’artère.

Anévrysme aorte abdominale et endoprothèse aortique

Qu’est ce qu’un anévrysme de l’aorte ?

C’est une dilatation anormale de l’aorte, principale artère de l’abdomen. Elle donne le sang à tous les organes. Elle touche plutôt les hommes après 50 ans.

Le risque de cette pathologie est important et le traitement est obligatoire à partir d’un certain seuil de dilatation.

Quel est le traitement ?

Le traitement actuel le plus courant est le traitement endovasculaire par endoprothèse, c’est à dire que la prothèse est insérée par l’intérieur à partir d’une ponction au niveau des artères de cuisse. L’insertion et le placement de la prothèse se font sous guidage des rayons X. Cette prothèse permet l’exclusion de l’anévrysme.

C’est un traitement relativement courant maintenant, donnant de très bons résultats, avec une hospitalisation courte et une récupération rapide en l’absence de complication, sans cicatrice, et nécessitant une surveillance annuelle par la suite.

Et après ?

Vous pouvez reprendre rapidement une activité normale.

Il faudra surveiller annuellement par scanner la prothèse.

Stents carotidiens

Il s’agit d’aller traiter un rétrécissement d’une artère carotide par l’implantation d’un stent, pour prévenir le risque d’accident vasculaire cérébral.
C’est un traitement alternatif à la chirurgie.

stent carotidien

Qu’est ce que l’atherome ?

La maladie athéromateuse est une maladie des artères en rapport avec le dépôt sur la paroi d’athérome, qui aboutit au rétrécissement ou à l’occlusion de cette artère.

Les facteurs de risques principaux de l’athérome sont le tabac, l’hypertension artérielle, le cholestérol, le diabète, le surpoids, et l’hérédité.

L’athérome peut se déposer dans toutes les artères de l’organisme, et assez fréquemment dans les artères carotides. Ces artères sont capitales puisqu’elles apportent le sang au cerveau.

Cette maladie peut à terme entrainer un rétrécissement de l’artère (ou sténose).

Quels sont les risques ?

Le risque d’une sténose carotidienne est l’accident vasculaire cérébral ischémique. Environ 1/3 des AVC ischémiques sont dus à une sténose carotidienne.

Le nombre d’AVC ne cesse d’augmenter en France.

Un AVC grave peut être à l’origine d’une hémiplégie et de trouble de la parole sévères et définitifs.

 Quels traitements ?

Le traitement médical est essentiel, afin de bien maitriser les facteurs de risque de l’athérome et d’éviter une aggravation.

En cas de sténose serrée de la carotide, un traitement chirurgical ou un traitement par stent peuvent être proposés. Le choix du traitement se discute en fonction des cas.

Le stent sera amené dans la carotide par un petit cathéter depuis l’artère fémorale à la cuisse, puis déployé dans la carotide, associé à une dilatation avec un petit ballon.

Pour éviter le risque de migration de caillot au cours de la mise en place du stent, ou utilise parfois un filtre temporaire, sorte de petit panier qui arrête les éventuels caillots.

 L’intervention est réalisée sans anesthésie générale, avec une hospitalisation courte et un retour rapide à domicile en l’absence de complication.

Plus récemment on propose chez les hommes un traitement par embolisation dans l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), comme traitement alternatif à la chirurgie.

Radiologie interventionnelle et embolisation

L’embolisation consiste a boucher des artères ou des veines afin de supprimer le flux sanguin alimentant une zone malade et faire diminuer ou disparaître la pathologie.

Des multiples pathologies peuvent en bénéficier.

Chez la femme, La radiologie interventionnelle propose depuis de nombreuses années un traitement des fibromes utérins symptomatiques par embolisation chez les femmes ; ce traitement a fait la preuve de son efficacité dans cette pathologie fréquente, et peut être une alternative ou un traitement combiné à la chirurgie.

Fibromes utérins et embolisation

La radiologie interventionnelle permet également de traiter les varices pelviennes par embolisation

Varices pelviennes

Chez l’homme, on traite depuis longtemps les varicocèles par embolisation, traitement de première intention dans cette pathologie.

Varicocèle et embolisation

Plus récemment on propose chez les hommes un traitement par embolisation dans l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), comme traitement alternatif à la chirurgie.

HBP et embolisation
Cimentoplastie /Vertebroplastie

La cimentoplastie consiste à injecter du ciment sous contrôle radiologique au sein d’une vertèbre (vertébroplastie) ou plus rarement d’un autre os malade, en général siège d’une fracture qui peut être d’origine bénigne (ostéoporose) ou maligne (métastase, myélome), et à l’origine de douleurs invalidantes.

Le but est de soulager la douleur ainsi que de renforcer l’os, avec un effet en général en quelques heures, parfois plus progressivement sur plusieurs jours ou plusieurs semaines.

La procédure est le plus souvent pratiquée sous une anesthésie modérée (sédation),  en général lors d’une hospitalisation courte de 24h.

Radiologie interventionnelle et Accident Vasculaire Cérébrale

Les AVC ischémiques sont dus à l’occlusion brutale d’une artère du cerveau ; celle ci entraine un déficit brutal (hémiplégie) qui peut rester définitif.

La thrombectomie cérébrale consiste à aller enlever ce caillot en passant par l’intérieur de l’artère ; elle a prouvé son efficacité depuis 2015.

Le CHCB est doté depuis 2019 d’une astreinte 24h/24 de thrombectomie cérébrale.

Cette activité d’urgence est effectuée par les radiologues interventionnels.

AVC et thrombectomie cérébrale